Il est possible de bénéficier d’aides à titre individuel, comme pour les propriétaires de maisons individuelles, et notamment le Crédit d’Impôt (25% du montant total des travaux pour ce type de prestation), et/ou un Eco PTZ (nécessite plusieurs travaux, ou une approche « globale »). Il existe en outre des aides collectives, concernant notamment les études d’optimisation, ainsi que des subventions dans le cadre d’une approche globale.
Pour plus de détails concernant ce sujet, nous vous encourageons à consulter les supports de présentations relatifs à la matinée organisée le 21 octobre dernier par le Club Energie 34, et co-animé par CEMATER.
Ces supports sont accessibles par le lien suivant : http://www.montpellier.cci.fr/pages/index.php?d_m=7&id_arbo=012811051103&men=7&id_page=1553
Les deux. Réduire à un strict minimum les besoins de chauffage et d’énergie de la maison est une nécessité économique pour chacun et écologique pour la planète. Concevoir un habitat où les pertes thermiques sont minimisées, où les gains sont maximisés et où chaque équipements intègre ces deux données de performance énergétique est une philosophie qui doit changer le comportement du concepteur architecte et ingénieur et de l’acheteur utilisateur qu’est l’occupant de la maison. L’habitat basse consommation, que cela soit dans le neuf ou dans l’existant, est la seule voie pour réduire conséquemment nos émissions de gaz à effet de serre à échéance de 2050 (facteur 4). Effectivement, cela parait loin et proche en même temps ! D’un autre côté, soyons conscient que le législateur a tout prévu. La maison basse consommation sera la référence dans la prochaine réglementation thermique RT 2012, normalement applicable dès le 1er janvier 2013.
Il n’existe pas de produit HQE. La démarche HQE®, Haute Qualité Environnementale vise à maîtriser les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur (amélioration de la performance énergétique, limitation des émissions de polluants, réduction de la production de déchets) et à créer un environnement intérieur sain et confortable. Elle s’applique donc à l’ensemble du bâtiment et prend en compte l’impact environnemental (épuisement des ressources, pollution, déchets, nuisance, santé, confort) d’une construction depuis la conception jusqu’à la démolition (conception, chantier construction, exploitation, démolition, mise en décharge).
Ce n’est pas l’isolation qui est dangereuse, c’est l’absence de ventilation de l’habitation. Il n’y a d’ailleurs pas d’isolation performante sans ventilation maîtrisée. Un bâtiment bien isolé, c’est un bâtiment qui met en œuvre des isolants performants bien posés (importance de la qualité de la mise en œuvre) et qui est bien étanche à l’air : les calories ne doivent pas s’échapper par des lames d’air parasites.
Une maison neuve consommant moins de 50 kWh(ep)/m² et par an est une maison à très faibles besoins énergétiques, et qui répond au niveau de performance BBC (Bâtiment Basse Consommation). Dans l’existant, l'objectif de consommation maximale en énergie primaire est fixé à 80 kWh(ep)/m²/an. En France, le label BBC-Effinergie cadre le référentiel BBC aussi bien dans le neuf que dans l’existant. (ep) : énergie primaire provenant des consommations de chauffage, de climatisation éventuelle, de ventilation, d’auxiliaires (pompes/ventilateur/VMC), de production d’eau chaude sanitaire et d’éclairage de la maison.
Dans le domaine de l’isolation thermique, des choix différents et plus conséquents doivent désormais être mis en place : préférez si possible, surtout dans le neuf, une isolation par l’extérieur qui a l’avantage d’éliminer la plupart des ponts thermiques. Pour une isolation intérieure, un doublage de 20 cm de laine de verre est un minimum. Quand, initialement, nous pensions 5 cm de polyuréthane pour isoler le plancher du vide-sanitaire, il faudra désormais mettre en œuvre une épaisseur de 8 cm, …, poser du double vitrage à isolation thermique renforcé (ITR), et 30 cm d’isolant laine de verre par exemple dans les combles. De plus, chose inhabituelle, il sera nécessaire de limiter toutes les infiltrations d’air parasites dans les joints entre ouvrages, au passage de fourreaux divers, … pour répondre au test de perméabilité limitant à 0,6 m³/h par m² (seuil du label BBC).
Par rapport à une construction neuve (répondant à l’actuelle réglementation RT2005), une maison basse consommation est plus chère de 13% environ. Cela concerne le coût d’investissement de construction, le foncier étant identique. Signalons que ce surcoût est amoindri par les différentes aides et non des moindres :
Citons également pour une maison ou un lotissement BBC, l’aspect financier avantageux permettant le dépassement de COS (coefficient d’occupation des sols) pour tous les labels «Très haute performance énergétique Energies renouvelables et pompes à chaleur, THPE EnR 2005 » ou label « Bâtiment basse consommation, BBC 2005 » définis par l'arrêté du 3 mai 2007.
Voici donc les points de repères qui fixeront les poids et avantages financiers
Surcoût d’une maison BBC entre 150 €/m² et 180 €/m² (valeur 2009)